27.01.08
Un peu de pornographie.

Parce que ca n'a jamais tué personne.
Elle m'a assise sur une chaise, les mains dans le dos, et à présent elle me contourne. Ses doigts s'insinuent dans mes cheveux et font doucement glisser le nœud qui les retiens noués. Sa paume droite s'aplatit sur mon omoplate, et d'une pression ferme elle m'oblige à basculer en avant sur le sol. Je suis à quatre pattes et je l'entend ôter la chaise derrière moi. Son ventre épouse à présent la forme de mon dos. Elle repose, inerte par dessus moi. Elle est légère, c'est agréable de sentir les petites boules froides qui ornent ses tétons. Sa main glisse sur mon cou, sur ma gorge, se déploie sur mes seins. Je tente un geste, elle émet un faible "tsss" qui m'intime de rester sagement sans bouger. Je dois simplement gouter ce qu'elle m'offre, me laisser aller sous ses gestes. La main est à présent sur mon bas ventre, décrivant des cercles. J'ai l'impression de n'en plus pouvoir, mais elle me sussure que ce n'est que le début. Ses longues mains parcourent le haut de mes cuisses, en mouvements rapides mais doux. Je sens l'odeur de son shampoing, son visage est maintenant collé au mien, nous respirons en rythme, par saccades. Je la supplie de satisfaire ce désir qui émane désormais de moi, humidifiant toutes les parties de mon corps. Sueur et cyprine mêlées, sa langue qui entre en scène m'arrache de petits soupirs de plaisir...
picture : suicide girls
13.01.08
Le "Milieu".

Dans les deux sens.
Je discutais avec une amie (lesbienne), il y a de cela deux semaines, et je me suis rendue compte que nous avions à plusieurs reprises utilisé l'expression "le milieu" pour évoquer la communauté lesbienne de notre ville. Ce qui m'a donné à réfléchir sur le côté sectaire de ce milieu. Je parlais des "bandes" dans un précédent post, et je pense en réalité parler du même phénomène. Consciente que c'est l'existence de ce "milieu" qui nous permet de nous rencontrer plus facilement, j'ai quand même constaté (et ce n'est là qu'un avis personnel) que les personnes qui présentaient le plus d'intérêt étaient celles qui ne se cantonnaient pas à ce milieu, mais fréquentaient indifféremment toute sortes de gens. Je suppose qu'il s'agit là d'ouverture d'esprit, et de capacité à accepter la différence. Eh oui, ça marche dans les deux sens.
picture : The L word
02.01.08
Faire partie de.

L'union fait la force.
Comme beaucoup de filles, spécialement celles qui (se) sont (révélées) lesbiennes depuis peu de temps (ce qui n'est pas spécialement mon cas, pourtant), je m'imagine tout à fait faisant partie d'une bande de potes sympa, du genre des inséparables copines de The L Word. Mais une telle entente est elle possible dans le mondé réel ? J'y crois, sans l'avoir jamais vu. Je rejette totalement le côté sectaire de certaines bandes de lesbiennes (pour avoir testé ! ), je n'ai rien contre les hétéros (la majorité de mes amis le sont, la majorité des français/es aussi ! ). Toutefois, l'idée d'avoir des relations privilégiées avec un groupe de personne qui comprennent n'est vraiment pas déplaisante ! Quand à savoir si c'est le fait d'être en groupe (= super rassurant) ou d'être avec des gens qui sur un point fondamental vous ressemblent (= pratique et confortable) qui est le plus attirant... Reste à trouver comment on entre dans l'un de ces groupes, ou comment on vient à en former un. Faut il passer tout son temps sur des sites comme gaypax ou gayvox ? Trainer dans des bars gays ? J'aimerais que ce soit plus simple, plus naturel.
picture : The L word